Kiddy Smile Copyright_Romain Guittet

Les morceaux choisis de… Kiddy Smile

Sophie Rosemont

Kiddy Smile, Paris’ Burning vol.1

Depuis son premier album, One Trick Pony (2018), on suit avec ferveur le parcours de Kiddy Smile, l’une des plus grandes figures actuelles de la house française – dont il est l’un des rares représentants queer et noir. Il y a quelques mois, il embrasait la sage Radio France lors d’un concert alliant house, gospel et danse. Il revient avec l’EP Paris’ Burning vol 1., où il rappelle les origines militantes et festives de la house. « C’est un bonheur pour moi de faire une musique sur laquelle les gens dansent et communient avec eux-mêmes l’espace de quelques instants », nous confie Kiddy Smile. Pour Bastille Magazine, il choisit dix morceaux qui célèbrent la vie, l’amour, la joie, l’amitié et, surtout, la liberté d’être soi.

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« A LITTLE BIT OF LOVE »
sur Brenda Russell
« Je l’écoute beaucoup dans mon appart à Barcelone, où je séjourne quand je n’ai pas trop de travail. Cette chanson me rend heureux : grâce à Brenda Russell, je commence ma journée sous le soleil. Ici, elle nous dit qu’il faut apprendre à célébrer le peu de choses qu’on a et à les apprécier. Idéal pour être de bonne humeur dès le matin ! »

 

 


« IT’S MY HOUSE »
sur Diana Ross
« Un titre à double sens… Et un morceau que j’ai beaucoup écouté quand j’ai investi mon premier appartement à Paris, sans meubles mais avec une petite enceinte. Je chantais à tue-tête, je faisais la fête tout seul. C’était chez moi, personne ne pouvait me mettre dehors ! Cette chanson est également un hymne dans la culture ballroom. Quand on est tous ensemble, on aime prendre en chœur ce vers : “It’s my house and I live here.” »

 

 


« HONEY »
sur Robyn
« Robyn est une grande influence. J’adorerais travailler avec elle un jour, j’ai déjà mixé à ses côtés et c’était dingue. Son dernier concert parisien était à l’Olympia, le jour de mon anniversaire. Un ami m’a invité : le show, les chansons… quel grand souvenir ! »

 

 


«  BOOGIE DOWN »
sur Rouge Mary
« C’est une reprise de Al Jarreau, et meilleure que l’originale ! Rouge Mary est une chanteuse qui a officié à la Comédie Française et dans le groupe Hercules & Love Affair. Alors que beaucoup de gens ont voulu me mettre des bâtons dans les roues, elle m’a encouragé quand j’ai voulu faire de la musique. Elle m’a convaincu que je pouvais faire la bande-son de la célébration de la culture ballroom. Rouge Mary est mon mentor, ma meilleure amie, mon inspiration. »

 

 


« LET THE SUNSHINE (Purple Disco Machine) »
sur Milk & Sugar
« Une version électronique absolument grisante de “Let the Sunshine”. La bande-son de mon été 2021 : pour aller en soirée, revenir de soirée, aller à la piscine ou à la plage… que des bonnes vibrations. »

 

 


« LOVE HANGOVER (Joey Nigro Club Mix) »
sur Joey Nigro
« Dans les concours ballroom, il y a la catégorie “Face”, créée par les femmes trans pour célébrer la femme qu’elles voulaient devenir. Quand elles sont parvenues à leur but, elles participent à des concours de beauté. “Love Hangover” est la bande-son de cette catégorie : “If theres a cure for this I dont want it / If theres a remedy / I’ll run from it.” »

 

 

« ANOTHER STAR » sur Stevie Wonder
« Elle me rappelle mon séjour au Brésil, pour le jour de l’an 2019. C’était troublant, de voir autant de disparités si proches, autant de misère et de beauté dans une seule et même ville. Les sonorités brésiliennes de ce morceau me rappellent ce voyage magique. Et j’ai rencontré un de mes meilleurs amis là-bas. “Another Star”, pour moi, est une célébration de l’amitié. »

 

 

« U GOT ME » sur Erykah Badu & The Roots
« Plus jeune, quand je quittais ma banlieue de Rambouillet pour prendre des cours de danse à Paris, j’écoutais énormément “U Got Me”. Pas très festif à première vue, certes, mais il est associé à l’énergie de ce moment où je voulais conjurer le déterminisme social, sortir de mon quartier pour construire mon avenir. »

 

 

« WHO DO YOU LOVE » sur Bernard Wright
« Il y a quelques mois, j’avais un peu arrêté de danser, car il est difficile de maintenir une pratique assidue lorsqu’on mixe. Une amie, Mounia, m’a invité à son cours de waacking, une danse originaire de Californie née dans les clubs gays de Los Angeles. Santa Monica Boulevard, pour être exact ! Il y a beaucoup de mouvements de bras, une gestuelle dramatique imitant les chefs d’orchestre comme les acteurs du cinéma muet. Ce premier cours se déroulait sur ce morceau, et depuis, je n’en ai pas manqué un seul ! »

 

 

« I CAN’T LOSE » sur Mark Ronson
« C’est l’une des productions les plus sous-estimées de Mark Ronson et, pourtant, une super chanson pour se motiver à bouger. On n’a plus d’autre choix que d’aller au sport, par exemple… Il est incroyablement produit et la chanteuse, Keyone Starr, a une voix incroyable. »

 

 

 

 

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