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N° 31 · septembre-octobre 2024 · Bastille Café

« Polyphonie, histoire et surréalisme »

par Marine Brugier-Dutournier 2 septembre 2024 2 min de lecture

Édouard Leroy est libraire depuis cinq ans au Divan, dans le 15e, à Paris. Après un parcours dans les métiers d’art, il s’occupe du rayon beaux-arts et ce qu’il préfère, c’est les différents liens qui existent entre la littérature, l’art et la poésie. Ses recommandations littéraires en témoignent. Aussi, il anime régulièrement des rencontres avec des auteurs à la librairie qui ne vous laisserons pas indifférentes.

La Maison Dieu

« Un huis clos dans un village d’Ariège, une famille dont tous les membres prennent la parole, chapitre après chapitre, des enfants au gardien de cimetière. C’est à la fois angoissant et en même temps ultra rythmé et poétique. Il y a une réelle profondeur chez chacun des personnages, sans être dans la caricature. Dans un style fin de siècle, sur fond de secrets de famille et de maison en bas du village dans laquelle il semble se passer des choses à l’abri des regards, ce roman polyphonique nous rappelle Twin Peaks. »
de Céline Laurens, éd. Albin Michel

Berlin pour elles

« Dans ce deuxième roman, on sent l’évolution de la plume de Benjamin. La capitale allemande transpire entre les pages et on suit l’histoire de deux petites filles amies dans Berlin-Est. C’est une période à la fois proche et éloignée de nous, dont on ne connaît pas tout comme les pratiques de la Stasi documentées dans ce livre. On sent que l’auteur a enquêté et creusé son sujet pour nous embarquer dans l’atmosphère de la RDA. On voit grandir ces petites filles, rapidement on sait qu’il y aura une issue à leur relation. Sans être dans un roman simplement historique, il y a une trame romanesque qui tient en haleine le lecteur. »
de Benjamin de Laforcade, éd. Gallimard

Œuvres

« Robert Desnos cristallise à lui seul le génie du xxe, poète, surréaliste, résistant et artiste, il meurt le jour de la libération du camp où il était détenu. Personnalité touchante à l’œuvre immense. À l’occasion du centenaire du surréalisme, il est bon de se remémorer ses travaux. Ce courant est une période bénie qui, comme celle de la Renaissance, a permis aux différents arts de se croiser et de s’entrelacer. Robert Desnos, figure majeure de ce mouvement, a marqué les esprits avec ses écrits sur l’aventure et sa poésie. Sa voix s’imprime dans nos mémoires grâce à la page 125 de Corps et Biens. »
de Robert Desnos, coll. « Quarto », éd. Gallimard

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