J’avais 15 ans quand on m’a collé pour la première fois un livre de Gabriel Matzneff entre les mains. « Tu verras, ça c’est de la vraie littérature. » Sous-entendu : si on compare avec la fausse littérature.
On me dit que les temps ont changé. On me dit que les hommes ont avancé. On nous dit que les combats féministes sont obsolètes, que l’essentiel est acquis, le reste sur le point d’arriver, et…
Dans ma vie, il y a la joie d’écrire et le bonheur du micro. Dans ma vie, il y a deux têtes d’enclume, dont l’histoire prouvera qu’ils étaient les plus incroyables gamins du quartier.