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Le mot de l’éditeur #22

William Emmanuel

Près des trois quarts des Français (71 %) pensent que la démocratie est en danger aujourd’hui en France. Plus d’un quart (27 %) estiment que la situation du pays serait « identique » à ce qu’elle est aujourd’hui s’il n’était plus une démocratie. Ces chiffres inquiétants, issus du sondage exclusif réalisé par OpinionWay pour Bastille Magazine, confirment spectaculairement le divorce entre les citoyens et ceux qui sont supposés les représenter. Le pouvoir est peut-être exercé au nom du peuple mais certainement pas par lui, comme l’exigerait l’étymologie du mot « démocratie ». Pas étonnant, dès lors, que 68 % des sondés jugent que nos gouvernants « ne comprennent pas » leurs attentes et que seuls 21 % considèrent qu’ils tiennent leurs promesses. 

Les dirigeants politiques ont oublié la sentence de Périclès : « Le seul vrai parti est le bien commun. » Ils sont obsédés par les campagnes électorales et par leur image. Il s’agit moins de faire que de faire savoir. Si la crise démocratique touche presque tous les pays occidentaux, la situation est particulièrement alarmante en France. L’élection présidentielle de 2017 a montré que les dirigeants de droite et de gauche étaient dépassés, incapables de proposer un projet pour le pays. Leur quasi-disparition de l’échiquier a laissé le champ libre à un parti s’autoproclamant « camp de la raison » et à l’extrême-droite. Cet appauvrissement de l’offre politique est mortifère pour l’idéal démocratique. Pour en sortir, il faut réformer les institutions de la Ve République, qui donnent des pouvoirs quasiment illimités au président de la République, sans aucun contrepoids. La question n’est donc pas de savoir s’il faut un régime parlementaire ou un scrutin proportionnel. C’est d’établir un système reposant sur l’équilibre des pouvoirs, seul moyen de permettre l’implication des citoyens. Dans une démocratie mature, l’exécutif doit se soumettre à un contrôle continu, de la part du Parlement mais aussi de la presse, dont le rôle est de demander des comptes au nom du peuple.

Pour revivifier la démocratie, il convient aussi que ceux qui aspirent aux plus hautes charges acceptent un débat robuste sur les vrais sujets qui concernent les citoyens : la souveraineté industrielle et technologique, les services publics, la construction européenne, le message de la France au monde. Les dirigeants politiques ne peuvent plus se contenter d’être « des financiers et des comptables » – selon la formule de François Mitterrand –, ânonnant des éléments de langage élaborés par des communicants et lançant des polémiques ridicules pour occuper les médias avides de petites phrases.



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