Avec Shéhérazade et la 602e nuit, Sophie Fontanel nous en dit plus sur qui était cette mythique héroïne qui continue d’habiter nos esprits et dont, en réalité, on ne sait pas grand-chose après avoir lu les Mille et Une Nuits. Sophie, très vite, nous rassure, elle a vraiment lu entièrement ce livre que sa tante Anahide avait essayé de lui faire lire en italien quand elle était jeune… Elle montre la force des grands classiques, ceux qui nous habitent sans qu’on en ait conscience. Ceux qui traversent le temps sans prendre une ride. Alors on embarque pour Venise, on croise trois générations de femmes, on s’immerge dans la langue très poétique de Sophie. Shéhérazade invente des histoires pour préserver les autres femmes de la brutalité de cet homme qui tue chaque matin l’amante qu’il a eue la veille. Narratrice brillante, au travers d’histoires plus rocambolesques les unes que les autres, elle tente d’apprendre à cet homme la douceur. En cela, elle rejoint Sophie qui a fait de la douceur sa capitale. Puis, Anahide ouvre ce livre avec cette page de dictionnaire en arménien qui énumère les synonymes de « sublime ». J’en vole quelques-uns pour vous inviter à lire ce livre : sublime, qui élève et d’une haute stature. Manhattan Transfer de John Dos Passos « Parce que ça va d’un personnage à l’autre, d’un destin à l’autre, d’une période à l’autre, parfois dans une même page, et jamais l’émotion ne se perd. On s’attache à toutes ces vies. La…



