Pourquoi les hommes font-ils la guerre ? Ce besoin de détruire est-il lié à l’obsession du pouvoir ou est-il pulsionnel ? Albert Einstein et Sigmund Freud en débattaient déjà dans leur célèbre correspondance de 1932.
Nous n’avons toujours pas les réponses mais nous constatons que les politiciens les plus farouchement favorables à la guerre cherchent d’abord à satisfaire un intérêt personnel. De ce point de vue, le président des États-Unis, Donald J. Trump, est caricatural. Il s’est fait élire en se présentant comme un « faiseur de paix ». Les électeurs américains ont accepté cette fiction sans voir que cet homme, corrompu financièrement et moralement, ne vit que dans le ressentiment.
Depuis un an, les États-Unis ont renoué avec leur interventionnisme, prétendant annihiler une menace ici, assurant apporter la démocratie là, cherchant surtout à s’emparer des richesses – en particulier le pétrole – des pays qu’ils cherchent à contrôler.
Ce qu’on peut redouter aujourd’hui c’est l’instauration d’un état permanent de guerre à travers le monde. Un représentant de l’administration Trump a ainsi déclaré au représentant du Vatican que le pape, jugé trop critique, aurait intérêt à se ranger du côté des États-Unis, faute de quoi Washington lui imposerait une « papauté d’Avignon », cette période du xive siècle durant laquelle les papes étaient sous la tutelle du roi de France.
Les États-Unis, sous la pression de courants extrémistes internes et externes, ont adopté une nouvelle doctrine militaire que le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, admirateur des croisades, a résumé ainsi : « No quarter, no mercy » (Pas de répit, pas de pitié). Que les dirigeants américains se soucient peu des crimes de guerre et de l’injustice n’est pas pour étonner. Ils ont toujours eu la volonté d’imposer leur loi au motif qu’ils étaient les plus forts.
Ils semblent ignorer que dans la guerre avec un autre, aucun État ne doit se « permettre des hostilités qui auraient pour effet de rendre impossible la confiance réciproque dans la paix future ». Donald J. Trump et ses affidés n’ont évidemment pas lu Emmanuel Kant. Ils n’ont que faire de la paix tant qu’ils engrangent des bénéfices de leurs expéditions.
Comme l’ont compris certains dirigeants européens, dont le président allemand, il ne faut plus compter sur les États-Unis. À défaut d’un traité de paix perpétuelle, l’Europe doit donc s’atteler à bâtir une architecture permettant aux peuples de vivre ensemble et de résoudre leurs différends sans recourir aux armes. Car il faut nourrir la paix. Cela va avec un renforcement des capacités de défense d’un continent qui a trop longtemps vécu dans l’ombre de son encombrant allié transatlantique....
Pourquoi les hommes font-ils la guerre ? Ce besoin de détruire est-il lié à l’obsession du pouvoir ou est-il pulsionnel ? Albert Einstein et Sigmund Freud en débattaient déjà dans leur célèbre correspondance de 1932. Nous n’avons toujours pas les réponses mais nous constatons que les politiciens les plus farouchement favorables à la guerre cherchent d’abord à satisfaire un intérêt personnel. De ce point de vue, le président des États-Unis, Donald J. Trump, est caricatural. Il s’est fait élire en se présentant comme un « faiseur de paix ». Les électeurs américains ont accepté cette fiction sans voir que cet homme, corrompu financièrement et moralement, ne vit que dans le ressentiment. Depuis un an, les États-Unis ont renoué avec leur interventionnisme, prétendant annihiler une menace ici, assurant apporter la démocratie là, cherchant surtout à s’emparer des richesses – en particulier le pétrole – des pays qu’ils cherchent à contrôler. Ce qu’on peut redouter aujourd’hui c’est l’instauration d’un état permanent de guerre à travers le monde. Un représentant de l’administration Trump a ainsi déclaré au représentant du Vatican que le pape, jugé trop critique, aurait intérêt à se ranger du côté des États-Unis, faute de quoi Washington lui imposerait une « papauté d’Avignon », cette période du xive siècle durant laquelle les papes étaient sous la tutelle du roi de France. Les États-Unis, sous la pression de courants extrémistes internes et externes, ont adopté une nouvelle doctrine militaire que le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, admirateur des croisades, a résumé ainsi :…